Une étude publiée dans la revue Nature apporte un éclairage inédit sur les limites planétaires du stockage géologique du CO₂, une technologie souvent évoquée dans la lutte contre le changement climatique.
Selon les travaux menés par Matthew Gidden et ses collègues, auxquels ont contribué Alina-Berenice Christ et John Armitage (IFPEN), la capacité maximale de stockage du carbone dans les formations géologiques est estimée à 1 460 gigatonnes.
Avec les trajectoires actuelles de réduction des émissions, ce plafond pourrait être atteint d’ici 2200.
Les chercheurs estiment qu’au-delà de ce seuil, la contribution maximale du stockage géologique ne permettrait de limiter le réchauffement que de 0,7 °C.
Environ 70 % de cette capacité se situe à terre, principalement en Russie, aux États-Unis, en Chine, au Brésil et en Australie.
Ces résultats rappellent que :
- le stockage géologique du carbone ne peut à lui seul résoudre le défi climatique,
- la réduction des émissions à la source doit rester la priorité absolue,
- le stockage ne peut être envisagé que comme un outil complémentaire dans les stratégies de neutralité carbone.
A retenir :
> Le CCUS est une technologie sûre et éprouvée, appelée à jouer un rôle clé dans les trajectoires de neutralité carbone, notamment pour les secteurs industriels difficiles à décarboner.
> Toutefois, ses capacités demeurent limitées à l’échelle mondiale et elle ne saurait remplacer la priorité absolue : la réduction des émissions à la source.
Lire l’article complet dans Nature (en anglais)